
Ces derniers temps, il suffit de lever les yeux vers l’actualité pour sentir que de lourds nuages s’amoncellent au-dessus du monde.
Conflits, crispations, dérives géopolitiques, fractures humaines…
le ciel collectif paraît souvent menaçant, chargé d’électricité.
[▶️ Lien vers mon article sur les dérives géopolitiques contemporaines]
Et pourtant — ou peut-être justement pour cette raison — il me semble vital de rappeler que l’espérance n’est pas une naïveté, mais une force intérieure. Une force qui agit autant face aux défis mondiaux que dans les tempêtes beaucoup plus intimes que chacun traverse, à l’abri des regards.
Ce texte est un rai de lumière.
Un souvenir ancien, mais fondateur.
Une métaphore vivante de la résilience — cette capacité à traverser, à tenir, et parfois même à transcender ce qui semblait devoir nous engloutir.
Cette leçon, le ciel (ou le Ciel, libre à chacun de l’entendre comme il le souhaite) me l’a offerte il y a plus de quinze ans, lors d’un jour ordinaire devenu initiatique.
Si je la partage aujourd’hui, c’est parce qu’en ces temps troublés — à l’échelle du monde comme de nos vies — notre résilience individuelle et collective a besoin d’être encouragée, ravivée, rappelée. ✨
Ce jour-là, c’était une journée aussi grise à l’extérieur qu’à l’intérieur.
Rien n’allait. Vraiment rien.
Ce n’était pas une accumulation de contrariétés, non.
Plutôt un mal-être profond né d’une accumulation de traumatismes et de blessures que j’avais surmontés, mais à l’époque, pas encore pleinement guéris.
Je me sentais si mal intérieurement que je dus interrompre ma journée de travail.
Avantage non négligeable d’être à son compte : quand l’âme vacille, on peut au moins lever le pied sans demander l’aval de Zeus, d’Athéna ou du service RH.
Je n'arrivais plus à rien de toute façon.
J'avais la sensation qu'à nouveau j'allais toucher le fond.
Cette seule idée m'angoissait, au vu du nombre de fois où j'avais dû par le passé me relever...
J'avais peur de n'avoir plus la force cette fois-ci.
Toute nouvelle chute m'apparaissait comme potentiellement irrémédiable tant j'avais déjà lutté et tant je m'étais épuisée dans ce bras de fer avec le passé.
En proie au désarroi, j'avais le choix entre plusieurs options :
J’avais déjà hélas eu la faiblesse d’essayer, adolescente puis jeune adulte...
Mais non, cela n’avait pas fonctionné (heureux échec, je dois dire).
Et aujourd’hui, je ne l’envisageais même plus.
Plutôt mourir.
(Enfin… tu vois l’idée 😄)
J’aimais trop la vie pour ça.
Et surtout, je n’avais pas traversé tant d’épreuves pour quitter le voyage avant son terme.
Même ardu. Même chaotique. Ce chemin méritait d'être honoré.
Quand ce genre d’idées sombres me traverse l’esprit — et je crois que cela arrive à bien plus de monde qu’on ne l’admet — je me raccroche toujours à tout ce que je n’ai pas encore vécu (de positif, bien sûr !).
Et je me parle, avec douceur et fermeté :
* Oui, là, tu souffres.
Mais combien de fois as-tu déjà souffert ainsi ?
Plein de fois.
Et combien de fois ces épisodes douloureux ont-ils fini par céder la place à de grandes joies ?
Plein de fois aussi.
Alors ceci est un passage.
Un passage très désagréable, certes.
Mais seulement un passage.
Un cadeau t'attend sans doute derrière l'épreuve...*
Version zombie dépressif.
Scotchée à l’ordinateur, incapable de produire quoi que ce soit, laissant la tristesse s’étendre comme un brouillard intérieur sans fin.
À ce stade, même Hadès aurait trouvé l’ambiance un peu lourde.
Clairement, ce n’était pas une stratégie de résilience très inspirée.
Rester assise dans cet état d’apitoiement n’allait rien résoudre.
Alors autant tenter autre chose.
Me lever, d’accord.
Mais pour faire quoi ?
Tourner en rond dans mon appartement de vingt mètres carrés avant de m’affaler sur le canapé en mode léthargique ?
Autant rester immobile.
Une idée simple m’est alors venu comme une évidence : aller prendre l’air.
Au point où j’en étais, je ne risquais rien à essayer d’aller mieux.
C’est donc sans grande conviction que je décidai de sortir.
Dans l'état d'égarement dans lequel je me trouvais, je ne savais pas exactement où me rendre,
mais c'est assez naturellement que mes pas me guidèrent sur les bords de Marne
(Je précise au passage : je n’avais aucune intention tragique 😌)
Au bout de quelques mètres, et alors que les premiers pas m'avaient tant coûté, je me sentais déjà plus légère.
Le vent frais qui balayait mon visage semblait emporter avec lui le brouillard épais dans lequel mon esprit s'était égaré.
Je surpris même l'esquisse d'un sourire sur mes lèvres, lorsque les rayons du soleil vinrent percer les nuages gris de cette journée de flirt avec la dépression, offrant à mon visage une raison de s'illuminer.
Le contraste était saisissant : la masse sombre au-dessus de moi, et ces rais lumineux qui la transperçaient de toute part, comme les flèches d’Apollon rappelant à l’ombre qu’elle n’est jamais souveraine.
Waouh ! est exactement la réflexion que je me suis faite devant cette audacieuse percée ensoleillée.
Et en quelques secondes à peine, j'étais passée :
⋄ de la souffrance brûlante et du vide,
⋄ à une sensation de joie simple, presque sacrée.
Grâce à un remède ancestral, gratuit, et incroyablement efficace :
l’attention portée au Vivant.
Je poursuivais mon chemin l'esprit serein.
Je me sentais bien. Et en tout cas, bien mieux.
Trop occupée à prêter attention à ce qui m'entourait, j'en oubliais même la souffrance qui m'avait amenée ce jour-là à sortir de chez moi.
En scrutant le coin de ciel bleu qui, grâce au concours magistral des rayons frondeurs, venait de se frayer un passage à travers l'obscurité nuageuse, je me fis cette réflexion :
Finalement, même lorsque je ne le discerne pas, derrière les nuages,
le ciel bleu est toujours là, immuable et lumineux.
Mon ciel intérieur fonctionnait visiblement sur le même registre.
Même lorsque des nuages viennent l’assombrir au point de me faire perdre de vue l'essentiel, derrière, la puissance de l'Être demeure immuable, prête à ressurgir dès qu'ils s'en seront allés.
Les nuages, ce sont aussi bien les petits tracas du quotidien, les peurs, les doutes… que les grandes épreuves de la vie (deuil, rupture amoureuse, maladie etc.)
Or ce que j'ai appris de ces nuages, c'est que plus rapidement je les laisse passer dans mon esprit, en acceptant leur présence temporaire, plus vite le ciel bleu rejaillit dans ma vie.
Les nuages n'ont en fait que la consistance et la durée que je leur accorde dans mon esprit (dans le même sens, voir mon article sur 3 clés de lâcher-prise).
❌ Que ce dernier les érige en menace permanente au-dessus de ma tête, en une fatalité contre laquelle je ne peux rien, et alors longtemps ils seront présents en moi, comme ancrés.
✔️ Qu'au contraire, il les considère comme de simples perturbations (parfois très violentes, certes, mais toujours passagères), et alors les nuages très vite se dissiperont.
Ce jour-là, j'ai également retenu une autre leçon :
Je ne devais plus craindre de ne pouvoir me relever d'une éventuelle chute.
De toutes, je me suis toujours relevée,
même lorsque l'espace d'un instant je me pensais condamnée à rester à terre.
Alors de toutes, je me relèverai toujours.
Cette énième chute m'avait finalement offert un cadeau aussi précieux que mal emballé :
Elle avait ancré en moi cette certitude salutaire que ma capacité de résilience agirait éternellement comme les rayons frondeurs du soleil qui viennent chasser l’obscurité.
Si ce récit résonne aujourd’hui, c’est peut-être parce que nous vivons une époque qui nous invite, individuellement et collectivement, à ce même mouvement :
transformer l’épreuve en passage,
la douleur en conscience,
le chaos en appel au renouveau.
Un livre, coécrit par Christophe André, Matthieu Ricard, Pierre Rabhi et Jon Kabat-Zinn, a profondément nourri cette vision élargie qui s’est dessinée dans mon esprit au fil du temps :
Se changer, changer le monde. *
L'œuvre rappelle, avec une belle sagesse humaniste, que toute transformation du monde commence par un déplacement positif... à l’intérieur de soi.
La résilience n’est pas un exploit héroïque.
C’est un art discret.
Une fidélité à la Lumière, même quand elle semble absente.
Et si, aujourd’hui, tu ne vois encore que des nuages…
souviens-toi :
Le ciel bleu n’a jamais disparu.

Avec Amour et Espérance...
Sève, Messagère d'âme à âme
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Séverine Content,
Coache & Mentore en Réenchantement

Séverine Content est spécialiste de la Résilience et de l'épanouissement personnel. Elle a créé "La Voie du Réenchantement", une méthode inédite qui marie spiritualité, poésie, croissance intérieure & contribution.
Elle guide les personnes idéalistes en quête de sens à se libérer des schémas du passé, pour ouvrir un nouveau chapitre de leur vie et avancer avec confiance vers leurs aspirations les plus profondes.
Humaniste engagée, elle œuvre également au réenchantement du monde, reliant dans un même souffle la guérison personnelle et universelle.

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