Ce ne sont pas les jeunes qui dérapent.
C’est le monde qu’on leur donne.

On parle d’ultra-violence juvénile comme si elle avait surgi de nulle part.
Comme une anomalie.
Comme un bug générationnel.
Alors on cherche des coupables faciles :
les écrans, les réseaux sociaux, les jeux vidéo.
On propose d’interdire, de couper, de censurer.
De poser un sparadrap sur une plaie béante.
Mais interdire TikTok ne réparera pas un monde qui crie sa propre brutalité à longueur de journée.
Les jeunes ne sont pas violents par accident.
Ils sont violents par immersion. Et celle-ci ne dépend pas que des algorithmes.
On ne peut pas, d’un côté, tolérer — voire organiser — une violence structurelle permanente,
et de l’autre s’étonner que la jeunesse en devienne le miroir grossissant.
Quand le sacré de la vie est piétiné :
par des politiques cyniques,
par l’impunité des puissants,
par des inégalités obscènes,
par la normalisation de la guerre et de la domination,
alors le message est limpide, même s’il n’est jamais formulé :
la force prime sur la justice,
la loi est négociable,
et la vie a une valeur variable.
Les enfants n’apprennent pas ce que l’on dit.
Ils apprennent ce que l’on montre.
Sur le chemin de l’évolution, les enfants sont souvent nos plus grands enseignants.
Ils n’inventent pas la violence : ils la reproduisent.
Les observer, c’est regarder dans un miroir ce que nous préférerions parfois ne pas voir.
Nous serions malhonnêtes de prétendre que cette violence ne nous traverse jamais nous-mêmes.
Car lorsque le monde perd le sens, ce sont les équilibres intérieurs de beaucoup qui vacillent.
Sans dramatiser, sans catastrophisme :
Nous traversons une période sombre.
Une époque faite de contradictions permanentes,
de discours dissonants,
de valeurs proclamées puis aussitôt piétinées.
À force d’entendre que la vie est sacrée mais de voir que certaines morts seraient acceptables,
que la loi est la loi mais qu’elle ne s’applique pas à tous,
que la paix est une valeur mais que la guerre reste une option rentable,
les repères se fissurent.
Et quand le sens se délite, la colère circule.
Elle s’infiltre.
Elle cherche une issue.
Chez certains, elle explose.
Chez d’autres, elle ronge.
Chez beaucoup, elle déséquilibre.
Il faut oser le dire, même si cela dérange.
Quand un génocide se déroule sous les yeux du monde,
quand le droit international est bafoué sans conséquence,
quand les institutions censées protéger les civils sont neutralisées,
et que les élites occidentales regardent ailleurs, justifient ou se taisent,
alors quelle leçon est donnée aux plus jeunes ?
Que la violence est acceptable si elle est jugée légitime.
Que la souffrance peut être relativisée.
Que certaines vies comptent bien moins que d’autres.
On ne peut pas enseigner la paix dans les salles de classe
tout en normalisant la guerre et les crimes contre l'humanité sur la scène mondiale.
Les jeunes vivent dans un vide moral organisé par un monde où :
– les règles sont transgressées par ceux qui les écrivent,
– l’exemplarité est devenue optionnelle,
– et la parole publique a perdu toute cohérence.
Quand le sommet se permet tout,
la base finit par exploser.
La violence juvénile n’est pas un phénomène isolé.
C’est un symptôme.
Et un symptôme ne se combat pas par décret.
Les propositions avancées par Emmanuel Macron —
restreindre l’accès aux réseaux sociaux, limiter les jeux vidéo — ont une vertu :
elles donnent l’illusion de l’action.
Mais elles évitent l’essentiel.
Car ce n’est pas l’écran qui rend violent.
C’est ce qu’il reflète.
Et ce qu’il reflète, c’est un monde fragmenté,
injuste, anxiogène, brutal dans ses rapports de force.
Couper l’écran sans transformer le réel,
c’est faire taire l’alarme sans éteindre l’incendie.
Il n’y aura pas de décrue durable de la violence juvénile sans un changement radical de cap au sommet.
La seule solution véritable est là :
rompre avec les logiques de guerre,
renoncer à la domination comme mode de gouvernance,
réhabiliter le droit, la justice et la parole tenue,
s’engager concrètement pour la paix.
La paix n’est pas un slogan moral.
C’est une politique active.
Et elle commence toujours par l’exemplarité.
Cette conviction est au cœur d’Harmonia :
Toute démarche sincère de transformation ne peut plus séparer l’individuel du collectif.
Le monde reflète nos violences intérieures, et nous absorbons celles du monde. Tout est lié.
On ne guérit pas l’un sans penser à guérir l’autre.
C’est dans cet entrelacement — intime et politique, intérieur et mondial — que peut naître une autre manière d’habiter le monde.
La remise en question n’est facile pour personne, mais elle est salvatrice pour tous.
Les jeunes ne demandent pas des interdictions. Ils demandent du sens et un avenir.
Ils demandent un monde cohérent.
Un monde où la vie est protégée partout ou nulle part.
Un monde où la loi n’est pas à géométrie variable.
Un monde où la force n’est plus la valeur suprême.
Un monde où les violences faites aux enfants ne sont plus tolérées.
À défaut, ils feront ce que toutes les générations font face à l’hypocrisie :
ils retourneront la violence contre le système — ou contre eux-mêmes.

On ne pacifiera jamais une jeunesse élevée dans la dissonance morale.
On ne guérira pas une société sans regarder sa propre brutalité en face.
Et cette responsabilité-là,
aucune application ni aucun réseau social ne la porte.
Une société qui s’habitue à la violence ne peut pas s’étonner
qu’elle devienne sa langue maternelle.
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Séverine Content,
Coache & Mentore en Réenchantement

Séverine Content est spécialiste de la Résilience et de l'épanouissement personnel. Elle a créé "La Voie du Réenchantement", une méthode inédite qui marie spiritualité, poésie, croissance intérieure & contribution.
Elle guide les personnes idéalistes en quête de sens à se libérer des schémas du passé, pour ouvrir un nouveau chapitre de leur vie et avancer avec confiance vers leurs aspirations les plus profondes.
Humaniste engagée, elle œuvre également au réenchantement du monde, reliant dans un même souffle la guérison personnelle et universelle.

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