Ne laissons pas sombrer l’ONU

L’effondrement moral précède toujours l’effondrement des institutions

Emblème de l’Organisation des Nations Unies baigné de lumière, symbole fragile du droit international et de la conscience collective mondiale.

Les actualités de l’ONU révèlent aujourd’hui bien plus qu’une crise institutionnelle : elles exposent une fracture morale qui engage l’avenir même du droit international.

Il existe des lignes que l’humanité ne peut pas se permettre de franchir sans se perdre un peu plus elle-même.
Laisser sombrer l’Organisation des Nations Unies en est une.

Depuis le début du génocide de Gaza en 2023, un phénomène inquiétant est devenu visible aux yeux du monde : les repères censés incarner la stabilité, le droit et la conscience collective ont été méthodiquement fragilisés.
Non par accident.
Mais par choix politiques assumés, soutenus ou tolérés par des puissances qui prétendent encore parler au nom de la démocratie et de l’ordre mondial.

L’ONU n’est pas parfaite.
Elle ne l’a jamais été.
Mais elle reste — ou devrait rester — le dernier espace où la loi internationale tente de primer sur la loi du plus fort.

Gaza n’est pas un échec isolé

Ce qui s’est joué à Gaza n’est pas seulement une tragédie humanitaire.
C’est un signal d’alarme civilisationnel.

Quand les appels répétés de l’ONU sont ignorés.
Quand ses résolutions sont piétinées sans conséquence.
Quand son Secrétaire général est attaqué, discrédité, marginalisé pour avoir simplement rappelé le droit international.

Alors ce n’est pas seulement Gaza qui est abandonnée.
C’est l’idée même qu’un ordre mondial fondé sur des règles communes puisse encore exister.

Et tandis que l’Organisation des Nations Unies est affaiblie, contestée, marginalisée,
les massacres de civils se poursuivent sur le terrain, notamment à Gaza,
malgré les annonces de cessez-le-feu présentées comme des avancées diplomatiques.

Cette dissonance n’est pas un détail.
Elle révèle un mépris croissant du droit international, du bon sens,
et de ce socle minimal sans lequel aucune humanité commune ne peut prétendre survivre.

Les États-Unis et Israël n’ont pas seulement défendu leurs intérêts.
Ils ont affaibli une institution censée protéger tous les peuples, y compris ceux qu’ils prétendent défendre ailleurs.

Un monde sans ONU : la promesse d’un chaos durable

Certains semblent croire — ou feignent de croire — qu’un affaiblissement de l’ONU renforcerait leur souveraineté.
C’est une illusion dangereuse.

Un monde sans ONU, ou avec une ONU vidée de sa substance, n’est pas un monde plus libre

ni un bénéfice pour certaines puissances.
C’est un monde :

◈ où la force prime définitivement sur le droit,

◈ où les civils deviennent des variables d’ajustement,

◈ où les conflits ne sont plus arbitrés,
mais gérés par la force, dans l’illusion d'une victoire,
et dans un monde où plus personne n’est réellement en sécurité,

◈ où plus aucun cadre commun ne limite l’escalade.

Ce monde-là n’est pas futur enviable, ni un futur abstrait.
Il commence en ce moment même, là où l’on accepte ouvertement que certaines vies comptent moins que d’autres.

Peut-on encore empêcher l’effondrement de l’ONU ?

Il est encore temps de réagir et d’empêcher ce scénario.
Mais l’heure n’est plus aux demi-mesures.

Sauver l’ONU, aujourd’hui, ce n’est pas nier ses limites ni ses dysfonctionnements.
C’est reconnaître qu’elle constitue le dernier sanctuaire commun du droit international,
le seul espace encore debout où la loi tente de prévaloir sur la force.

La protéger ne signifie pas l’idéaliser,
mais refuser qu’elle soit vidée de sa substance, affaiblie, contournée ou instrumentalisée.

Sauver l’ONU, ce n’est pas la sanctuariser aveuglément.
C’est :

◈ lui redonner un poids politique réel,

◈ protéger son indépendance face aux pressions des grandes puissances,

◈ rappeler que le droit international n’est pas optionnel,

◈ et reconnaître que son affaiblissement profite toujours aux mêmes logiques de domination et de destruction

Sauver l’ONU ne signifie pas la figer dans sa forme actuelle.
Cela implique au contraire d’oser sa transformation, afin que ses limites d’aujourd’hui ne deviennent pas les freins à la paix de demain.

L’Histoire jugera sévèrement celles et ceux qui auront regardé l’ONU sombrer sans réagir,
comme elle jugera celles et ceux qui ont laissé Gaza être détruite sous leurs yeux.

Aux dirigeants du monde...

Il ne s’agit plus de posture.
Ni de communication.
Ni de calcul électoral.

Il s’agit d’un choix fondamental :

Voulez-vous être les gestionnaires du chaos,

ou les gardiens d’un minimum de conscience collective ?

L’ONU n’est pas un obstacle à la puissance.
Elle est ce qui empêche la puissance de devenir pure brutalité.

Et si elle tombe,
ce ne sont pas seulement des bâtiments ou des budgets qui s’effondreront.

C’est la dernière illusion que le monde se gouverne encore autrement que par la force.

Et personne n'y gagnera au final, pas même les instigateurs du chaos.

Sauver l’ONU ne relève pas d’un vœu pieux ni d’un optimisme naïf.
Cela relève d’un choix politique clair — et ce choix appartient d’abord aux dirigeants qui ont le pouvoir d’agir.

Mais l’effondrement d’une institution commence toujours plus tôt :
au moment où le reste du monde s’habitue à son impuissance.

Aux citoyen(ne)s, aux penseur(se)s, aux artistes, aux voix libres :
il ne s’agit pas de porter le poids du monde sur ses épaules,
mais de refuser que l’inacceptable devienne normal.

L’histoire n’est pas écrite d’avance.
Elle bascule quand plus personne ne se souvient de ce qui devait être protégé.

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Séverine Content,

Coache & Mentore en Réenchantement

Séverine Content est spécialiste de la Résilience et de l'épanouissement personnel. Elle a créé "La Voie du Réenchantement", une méthode inédite qui marie spiritualité, poésie, croissance intérieure & contribution.

Elle guide les personnes idéalistes en quête de sens à se libérer des schémas du passé, pour ouvrir un nouveau chapitre de leur vie et avancer avec confiance vers leurs aspirations les plus profondes.

Humaniste engagée, elle œuvre également au réenchantement du monde, reliant dans un même souffle la guérison personnelle et universelle.

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