Chassez les marchands du Temple !

La paix n’est pas une marchandise : le projet de Conseil de la paix de Trump pour Gaza

Olivier debout au milieu de ruines en Palestine, symbole de paix et de résistance humaniste.

Il y a des idées qui glacent le sang.
Parce qu’elles révèlent jusqu’où notre monde est prêt à aller
pour ne surtout pas regarder la racine du mal.

L’idée de créer un « Conseil de la Paix » pour Gaza,
financé par des États invités à y siéger contre une contribution financière colossale,
fait partie de ces idées-là.

Même formulée avec les mots les plus lisses,
les intentions les plus diplomatiques,
les promesses les plus humanitaires,
elle porte en elle une dérive gravissime :

▶️ la privatisation de la paix.

Quand la paix devient un produit premium

À partir de quand a-t-on décidé que la paix pouvait devenir un service à acheter ?
Un abonnement géopolitique haut de gamme ?
Un club VIP réservé aux États solvables ?

Si l’on doit payer pour avoir une place à la table de la paix,
alors ce n’est plus une table de négociation.
C’est un conseil d’actionnaires.

Et dans tout conseil d’actionnaires, une règle s’impose toujours :

Celui qui met le plus d’argent décide.

Ce simple fait suffit à disqualifier moralement l’idée.

Car la paix n’est pas un produit.
Ce n’est pas une startup.
Ce n’est pas une ligne budgétaire.
Ce n’est pas une opportunité d’investissement géostratégique.

La paix est un droit fondamental des peuples.

Gouvernance et dérive éthique vers une paix « financée »

Un Conseil de la paix financé par des contributions massives, ce n’est pas de la diplomatie. C’est de la gouvernance transactionnelle.

Cela signifie concrètement que les États les plus riches pèseront plus lourd que les autres, que les intérêts économiques et militaires influenceront les décisions, que la reconstruction de Gaza deviendra un marché, et que les Palestiniens risquent d’être réduits au rang d’objets politiques dans un processus censé décider de leur avenir.

En réalité, cette logique n’est hélas pas entièrement nouvelle. Elle est déjà à l’œuvre, de façon plus ou moins hypocrite, au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, où les rapports de force, le droit de veto et les intérêts géopolitiques des grandes puissances biaisent depuis longtemps la prétendue égalité souveraine des États.

Mais ce que le projet de Trump ferait basculer, c’est un seuil symbolique et moral décisif. Il ne s’agirait plus d’une dérive officieuse, ni d’un dysfonctionnement honteux du multilatéralisme, mais d’un principe de gouvernance officiellement assumé : l’argent comme critère légitime de pouvoir politique sur la paix.

Autrement dit, on parlera toujours de paix — mais on organisera désormais ouvertement un partage d’influence fondé sur la richesse, et non plus même sur la fiction du droit international.

Le coup de poignard dans le multilatéralisme :

l’ONU marginalisée

Cette idée torpille frontalement ce qui reste de légitimité au système international.

L’ONU, malgré toutes ses limites,
est encore censée incarner :

▶️le droit international,

▶️la médiation multilatérale,

▶️l’égalité formelle entre les États,

▶️la protection des peuples contre l’arbitraire des puissants.

Créer un organe parallèle piloté par une grande puissance (juge et partie qui plus est...)
et financé par des États « acheteurs de siège »,
c’est envoyer un message limpide au monde :

Le droit international, c’est sympa.
Mais maintenant, on va gérer les conflits comme des deals.

C’est la victoire totale de la logique marchande sur la logique juridique.

Et c’est un précédent terrifiant.

Gaza, laboratoire d’un monde dystopique

et d’une paix sous tutelle

Gaza n’est pas un terrain neutre.

C’est :

un territoire détruit,

une population traumatisée et affamée,

un peuple privé de souveraineté réelle,

des enfants qui ont grandi sous les bombes.

Imaginer que leur avenir puisse être décidé par :

un conseil monté par une puissance étrangère,

financé par des États tiers,

orienté par des intérêts géopolitiques,

c’est une confiscation pure et simple
du droit des Palestiniens à disposer d’eux-mêmes.

On repeint cela en « processus de paix ».

Mais dans les faits, cela ressemble à une tutelle néocoloniale
sous vernis humanitaire.

Le narratif toxique de Trump : payer pour la paix

Il y a quelque chose d’encore plus dangereux que la structure elle-même :
le récit qu’elle installe.

La paix est un service que l’on peut acheter.

Ce récit ouvre une boîte de Pandore.

Demain :

▶️ Paix en Ukraine sponsorisée par des fonds d’investissement ?

▶️Conseil de la Paix pour le Soudan « powered by » des multinationales ?

▶️ Reconstruction conditionnée à des concessions politiques et économiques ?

À ce stade, ce n’est plus de la diplomatie.
C’est de l’ingénierie de domination.

Je comprends les motivations égotiques qui poussent certains dirigeants à vouloir s’illustrer dans l’Histoire, laisser une trace, recevoir un prix Nobel de la paix, incarner une figure de sauveur. Je ne les condamne pas en soi. Elles sont humaines.

Et dans un monde où la guerre est déjà une industrie florissante, on pourrait presque être tenté de saluer l’émergence d’un « marché de la paix ».

Après tout, si l’on est condamné à vivre dans une logique marchande, autant que l’argent circule pour pacifier plutôt que pour détruire.

Mais c’est précisément là que se niche le véritable danger.

Le jour où la paix devient, elle aussi, un marché, alors plus rien n’est sacré.

La paix cesse d’être un droit fondamental des peuples pour devenir un produit concurrentiel soumis aux lois de l’offre et de la demande.

Et dans un tel système, ce n’est jamais ce qui est le plus juste, le plus humain ou le plus nécessaire qui l’emporte — c’est ce qui est le plus rentable.

Or, à ce stade de notre évolution collective, la paix n’est pas ce qui rapporte le plus.

La guerre génère des budgets colossaux, alimente des industries entières, nourrit le pouvoir, la peur et la dépendance. La paix, elle, stabilise, apaise, rend les peuples plus autonomes… et fait chuter les profits liés à l’armement, à la sécurité, à la reconstruction et au contrôle.

Si la paix et la guerre entrent dans une logique de marché concurrentiel, alors la guerre continuera mécaniquement de l’emporter.

Et le jour où la souffrance humaine devient officiellement la matière première d’un double marché — celui de la destruction et celui de la pacification — c’est l’idée même de civilisation qui s’effondre.

Un seul chemin lucide : refuser le Conseil de la paix de Trump 

Refuser cette idée,
ce n’est pas être idéaliste.

C’est être lucide.

Car ce modèle ne produira pas la paix.
Il produira :

▶️une stabilité artificielle,

▶️une paix sous tutelle,

▶️un ressentiment durable,

▶️une future explosion,

avec encore plus de guerres générées pour pouvoir vendre la paix.

On ne construit jamais une paix durable
sur une injustice structurelle.

Jamais.

La paix ne se sous-traite pas

La paix n’appartient ni aux grandes puissances,
ni aux milliardaires,
ni aux stratèges en costume.

Elle appartient aux peuples.

Elle se construit avec :

✅ le respect du droit international,

✅ la reconnaissance des torts,

✅ la justice,

✅ la vérité,

✅ l’autodétermination.

Tout le reste est un simulacre et une voie sans issue.

Ce que le projet de Conseil de la paix de Trump révèle vraiment

Ce projet révèle une chose simple et effrayante :

Nous entrons dans une ère
où l’on ne cherche même plus à faire semblant d’être juste.

On assume désormais que :

▶️tout est négociable,

▶️tout est monnayable,

même la paix.

C’est un basculement civilisationnel.

Et il n'a rien d'heureux.

Une ligne rouge à ne pas franchir : privatiser la paix

Privatiser la paix,
c’est signer l’arrêt de mort
de toute idée de justice internationale.

C’est dire aux peuples opprimés :

Votre liberté dépendra désormais
de la générosité des puissants.

Et ça,
c’est moralement inacceptable.

Opprimer, c'est voler et violer le droit sacré à la liberté.

Conclusion : la paix n’est pas une marchandise

La paix n’est pas une marchandise.

Elle ne se vend pas.
Elle ne s’achète pas.
Elle ne se sponsorise pas.

Elle demande une certaine forme de grandeur.

Et elle commence toujours
par le respect absolu
de la dignité humaine.

Tout le reste n’est qu’un décor.

Un décor dangereux.

Harmonia est un espace pour celles et ceux qui refusent de normaliser l’inhumain.
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Séverine Content,

Coache & Mentore en Réenchantement

Séverine Content est spécialiste de la Résilience et de l'épanouissement personnel. Elle a créé "La Voie du Réenchantement", une méthode inédite qui marie spiritualité, poésie, croissance intérieure & contribution.

Elle guide les personnes idéalistes en quête de sens à se libérer des schémas du passé, pour ouvrir un nouveau chapitre de leur vie et avancer avec confiance vers leurs aspirations les plus profondes.

Humaniste engagée, elle œuvre également au réenchantement du monde, reliant dans un même souffle la guérison personnelle et universelle.

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